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Foire aux questions

Avant l’IVG

Y a-t-il une liste d'attente ?

À la clinique Bloemenhove, la plupart du temps, vous obtiendrez un rendez-vous dans la semaine.
Si vous avez plus de seize jours de retard, il faudra tenir compte, lors de la prise du rendez-vous, du délai légal de réflexion de cinq jours.

Pourquoi un délai de réflexion de 5 jours ?

La loi néerlandaise impose un délai de réflexion de cinq jours. Ce délai vous oblige à réfléchir à votre décision d'interrompre votre grossesse pendant au moins cinq jours après en avoir discuté avec un médecin. Nous pourrons procéder à l’avortement à partir du sixième jour.
Si vous avez moins de 16 jours de retard, vous n’êtes pas tenue de respecter le délai légal de réflexion de cinq jours.

La lettre de liaison est-elle obligatoire ?

Si vous avez moins de 16 jours de retard, nous ne vous demanderons pas de lettre de liaison.

Si vous avez plus de seize jours de retard, une lettre de liaison de votre médecin traitant ou d'un autre médecin constituera la preuve que vous avez réfléchi pendant au moins cinq jours à votre décision d'interrompre la grossesse.

Si vous ne souhaitez pas parler à votre médecin de votre volonté d’interrompre la grossesse, vous avez la possibilité de consulter l'un des médecins de notre clinique à ce sujet. Nous pourrons procéder à l’IVG à partir du sixième jour qui suivra cette consultation. Si, pour votre première consultation, vous consultez l'un des médecins de notre clinique, vous n’aurez pas besoin de nous remettre une lettre de liaison.

Je suis mineure, faut-il une autorisation parentale ?

Si vous avez 15 ans ou moins, vous et l'un de vos parents, ou vous et votre représentant légal, devez donner votre consentement à l’avortement. Personne ne peut donc vous forcer à avorter. Si vous ne pouvez pas informer vos parents, un seul de vos parents ou votre représentant légal, veuillez nous contacter au numéro suivant : 00 31 (0)23 528 98 90.

Si vous avez 16 ans ou plus, vous n'aurez pas besoin du consentement de vos parents ou de votre représentant légal.

Comment se déroule l’examen préalable ?

Après avoir rempli un questionnaire dans la salle d'attente, vous vous entretiendrez avec l'un de nos médecins. Le médecin demandera toujours à vous parler en privé dans un premier temps, sans la personne qui vous accompagne. Il va ainsi s'assurer que c’est bien vous qui avez pris la décision d’avorter. Le médecin s’entretiendra avec vous au sujet de votre décision d'interrompre la grossesse et de votre santé. Il procédera à un examen médical préalable et déterminera exactement, au moyen d’une échographie (réalisée en déplaçant une sonde sur votre ventre ou par voie vaginale), depuis combien de temps vous êtes enceinte. L’entretien et l’examen lui permettront de déterminer la méthode d’intervention la plus adaptée à votre situation. Il vous conseillera également sur les moyens de contraception que vous pourrez utiliser après avoir avorté.

Je suis trop maigre ou en surpoids : quelles conséquences sur l’intervention ?

Si vous êtes en obésité sévère, voire morbide (IMC > 40) ou en insuffisance pondérale (IMC < 18), la sédation (profonde) peut comporter des risques. C’est pourquoi, lors de la prise de rendez-vous, il faut bien préciser que vous êtes trop maigre ou en surpoids si tel est le cas.

Ce n’est pas ma première IVG, ça peut poser problème ?

Le fait que vous ayez déjà eu recours à un avortement dans le passé ne pose aucun problème d’ordre physique pour une nouvelle intervention.

J'appréhende beaucoup l'avortement, je peux en parler à quelqu'un ?

Si vous n’êtes pas sûre de vous ou si vous avez du mal à prendre une décision, vous pouvez contacter le Planning familial. Ce réseau associatif dispose de lieux d’accueil près de chez vous et peut vous accompagner dans votre réflexion.  Le jour de l’avortement, avant l’intervention, vous pourrez aussi vous entretenir longuement avec l’une des infirmières de la clinique.

Je ne veux pas aller voir mon médecin traitant ou celui-ci refuse de me remettre une lettre de liaison, que faire ?

Pour votre première consultation, vous pouvez aussi prendre rendez-vous à la clinique Bloemenhove. Si vous êtes enceinte de plus de 6 semaines et 2 jours, nous ne pourrons pas procéder à l’avortement avant le sixième jour qui suivra cette consultation, compte tenu du délai légal de réflexion (5 jours).

IVG médicamenteuse

Quels sont les effets indésirables et complications de l’IVG médicamenteuse ?

Avec une IVG médicamenteuse, le risque de complications est faible. La principale complication est la non-interruption de la grossesse, malgré les pertes de sang. C’est la raison pour laquelle un contrôle est systématiquement effectué 4 semaines après l’avortement. Rien ne vous empêche aussi de faire vous-même un test de grossesse 4 semaines après l’intervention.

Pour certaines femmes, l'IVG médicamenteuse se révèle être éprouvante. Elle provoque des contractions qui peuvent durer plusieurs heures. Ces contractions ressemblent à des douleurs menstruelles intenses. Les autres effets secondaires possibles sont des nausées, des vomissements, des diarrhées ou des frissons. Des saignements (parfois conséquents) accompagnent l’expulsion de l’embryon.

Combien de temps la douleur dure-t-elle ?
La douleur peut être très intense au début et les pertes de sang peuvent se poursuivre pendant encore deux semaines, comme lors des menstruations. Assurez-vous d’avoir des antalgiques à votre disposition, par exemple de l'ibuprofène ou Aleve, de préférence également sous forme de suppositoires au cas où vous auriez des nausées et des vomissements.

Est-il normal d’avoir de la fièvre lors d’une IVG médicamenteuse ?
Il est normal d’avoir un peu de température. Cependant, si votre température est supérieure à 38,5°C, il faut nous en informer.  

L’IVG médicamenteuse comporte-t-elle des risques ?

Il existe un faible risque (1 à 4 %) que les médicaments n'agissent pas suffisamment et que la grossesse ne soit finalement pas interrompue. Il faudra alors malgré tout recourir à une IVG chirurgicale. Quant au risque d’infection, il existe toujours, même s’il est faible.

Quel est le risque d’infection après une IVG médicamenteuse ?

Le risque d'infection après une IVG médicamenteuse est extrêmement faible. Cependant, il est important, en matière d’hygiène, de respecter les règles suivantes après l’intervention :

  • Ne pas utiliser de tampons hygiéniques durant les deux semaines qui suivent l’intervention
  • Ne pas avoir de rapports sexuels durant les deux semaines qui suivent l’intervention
  • Ne pas prendre de bain, ne pas se baigner/nager durant les deux semaines qui suivent l’intervention – la douche est autorisée

Si vous avez de la fièvre (plus de 38,5°C) et des maux de ventre pendant plus d'une journée après l’intervention, il se peut qu’il y ait une infection. Dans ce cas, il faut nous en informer ou contacter votre médecin traitant au plus vite.

Avortement avec hospitalisation de quelques heures

L’intervention est-elle douloureuse ?

Avec une anesthésie locale, vous ne dormez pas pendant l’intervention et vous percevez ce qui se passe. La douleur ressentie pendant l’intervention est plus ou moins forte, elle varie d’une femme à l’autre. Généralement, il s’agit de quelques contractions. Le ressenti est comparable à de fortes douleurs menstruelles.

Si vous avez opté pour une sédation (profonde), on vous administrera un somnifère par une aiguille dans le bras. Sous sédation, vous ne vous rendrez compte de rien. Vous vous réveillerez immédiatement après l’intervention. Vous vous sentirez encore un peu somnolente et vous pourrez avoir quelques vertiges.

Ce sera une anesthésie générale, locale, ou une péridurale ?

La péridurale n’est pas proposée. Jusqu'à 13 semaines d'aménorrhée, vous pouvez choisir entre une anesthésie locale et une sédation. La sédation (profonde) consiste en l’administration d’un somnifère de courte durée par une perfusion posée sur votre bras. À partir de 13 semaines d'aménorrhée, l’intervention est systématiquement réalisée sous sédation. Durant les 24 heures qui suivent une intervention sous sédation, vous ne devez pas faire de vélo, ni conduire une voiture, un scooter ou un deux-roues motorisé.

Est-ce que mon partenaire ou mon accompagnateur pourra assister à l‘intervention ?

Votre partenaire ou la personne qui vous accompagne peut assister à l’entretien et à l'examen préalable avec le médecin, ainsi qu’à l’entretien complémentaire avec l’infirmière. Le médecin demandera cependant d'abord à vous parler en privé. Votre partenaire ou la personne qui vous accompagne ne sera pas autorisé à assister à l'intervention.

Quel est le risque d’échec de l’IVG ?

Il arrive parfois qu’une grossesse se poursuive malgré une (tentative d’)IVG. Le taux d’échec est de 1 à 4 % pour les IVG médicamenteuses. Il est de 1 à 2 % pour les autres méthodes d’avortement. Si une IVG n’aboutit pas, nous devons y remédier en pratiquant une IVG par aspiration, pour la deuxième fois ou en plus de l’IVG médicamenteuse.

Il existe aussi un faible risque que les saignements soient abondants ou qu’ils se prolongent. Cela se produit généralement lorsqu’il reste des tissus dans l'utérus après un avortement. S’ils ne sont pas expulsés spontanément, une nouvelle intervention devra être réalisée afin d’éliminer ces résidus.

Notre clinique a signé une convention de coopération avec un hôpital voisin qui - si nécessaire - nous apporte son soutien.

Quelle quantité de sang perd-on après une IVG ?

Souvent, les saignements les plus importants n’apparaissent que 4 à 7 jours après l’intervention et peuvent durer plus longtemps que lors des menstruations. Ils peuvent aussi être constitués de caillots. Les saignements se terminent souvent par un écoulement brunâtre.

Quel est le risque de contracter une infection après un avortement en ambulatoire ?

Le risque de contracter une infection après un avortement en ambulatoire (hospitalisation de quelques heures) est extrêmement faible. À la clinique, par précaution supplémentaire, des antibiotiques vous seront prescrits après l'intervention pour prévenir les infections.

En raison du risque d'infection à la suite d’un avortement, il est conseillé de :

  • Ne pas utiliser de tampons hygiéniques durant les deux semaines qui suivent l’intervention
  • Ne pas avoir de rapports sexuels durant les deux semaines qui suivent l’intervention
  • Ne pas prendre de bain, ne pas se baigner/nager durant les deux semaines qui suivent l’intervention – la douche est autorisée

Si vous avez de la fièvre (plus de 38,5°C) et des maux de ventre pendant plus d'une journée après l’intervention, il se peut qu’il y ait une infection. Dans ce cas, il faut nous en informer ou contacter votre médecin traitant au plus vite.

La sédation profonde comporte-t-elle des risques ? Quelle est la différence entre une sédation profonde et une anesthésie générale ?

Une sédation profonde est un peu plus légère qu’une anesthésie générale. Sous sédation profonde, vous respirerez naturellement et vous n’aurez donc pas besoin d'être intubée (avec introduction d’un tube respiratoire dans la trachée). Vous vous réveillerez mieux après une sédation profonde qu'après une anesthésie générale et vous serez moins gênée par ses effets.

Les médecins de la clinique vérifient toujours si vous pouvez être mise sous sédation profonde en toute sécurité. La sédation profonde présente en effet des risques avec certaines maladies, certaines allergies ou certains médicaments. C'est pourquoi, à la clinique, nous nous informons toujours sur les éventuelles incompatibilités. La sédation peut aussi se révéler dangereuse lorsque vous n’avez pas l’estomac vide. Le contenu de votre estomac risque en effet de s'écouler dans vos poumons, ce qui peut entraîner de graves complications. Par conséquent, si vous avez opté pour une sédation profonde, vous devrez vous présenter à la clinique à jeun. Si, en ce qui vous concerne, le médecin décide que la sédation profonde est la technique appropriée, vous bénéficierez d’un endormissement doux et sécurisé. Vous ne vous rendrez pas compte de l’intervention. De l’avis de nombreux patients, la sédation profonde procure de plus une sensation très agréable.

Contraception

Pourrez-vous poser un stérilet après l’avortement ?

Jusqu'à 15 semaines d'aménorrhée environ, nous pouvons vous poser un stérilet juste après l’intervention. Si vous avez opté pour une IVG médicamenteuse, vous pourrez faire poser un stérilet lors de la consultation de contrôle, soit quatre semaines après l’avortement.

Si vous êtes assurée aux Pays-Bas, la pose d’un stérilet après un avortement est gratuite. Vous pourrez vous procurer votre stérilet à la clinique Bloemenhove. Nous disposons de différents types de dispositifs intra-utérins, avec ou sans hormones. Un certain nombre d'assurances maladie couvrent (partiellement) le coût du stérilet. Veuillez contacter votre assurance pour toute question sur un éventuel remboursement. Si vous avez moins de 18 ans, vous bénéficierez de la gratuité de la pose et du stérilet.

Pourrez-vous poser un implant hormonal (Implanon) après l’avortement ?

Nous pouvons tout à fait vous poser un implant hormonal après un avortement. La pose est alors gratuite (si vous êtes assurée aux Pays-Bas). L’implant devra être réglé sur place, à la clinique. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous pour la simple pose d'un implant hormonal (non consécutive à une IVG). Toutefois, dans ce cas, la pose vous sera facturée.

Quel est le meilleur moyen de contraception ?

Le choix du moyen de contraception est un choix personnel. Il dépend de votre situation personnelle et de vos préférences. Souhaitez-vous avoir des enfants/d’autres enfants ? Seriez-vous prête à vous passer de vos règles ? Le risque de MST/SIDA doit-il être pris en considération ? Avez-vous une préférence pour un moyen de contraception avec ou sans hormones ? Un médecin abordera toutes ces questions avec vous lors d'une consultation. Pour de plus amples informations sur les différents moyens de contraception existants, vous pouvez entre autres consulter le site web multilingue www.zanzu.nl.

Le stérilet : pour qui ?

Le stérilet, aussi appelé DIU (dispositif intra-utérin), convient à presque toutes les femmes, même à celles qui n’ont pas encore eu d'enfant.

Le stérilet au cuivre n’est pas la meilleure solution si vous souffrez de règles douloureuses ou des saignements menstruels importants. Le stérilet hormonal est alors plus approprié.  Ce dernier conviendra en revanche moins aux femmes qui subissent de nombreux effets indésirables avec les contraceptions hormonales.

Avant de procéder à la pose d’un stérilet, nous nous assurons que vous n'avez pas d'infection vaginale, utérine ou ovarienne.

Comment fonctionne le stérilet ?

Le stérilet ou DIU (dispositif intra-utérin), rend l'endomètre impropre à l'implantation d'un ovule fécondé. Le stérilet au cuivre inactive aussi les spermatozoïdes. Quant au stérilet hormonal, il entrave aussi le passage des spermatozoïdes par la muqueuse du col de l'utérus. Le dispositif intra-utérin est un moyen de contraception particulièrement sûr.

À partir de quel moment peut-on tomber enceinte après le retrait du stérilet ?

Vous pourrez tomber enceinte immédiatement après que votre stérilet aura été retiré par un médecin.

J'ai moins de 21 ans, le stérilet est-il gratuit ?

Si vous avez moins de 21 ans et si vous résidez aux Pays-Bas, le stérilet (et la pose) seront remboursés par l'assurance maladie néerlandaise. Cependant, ils seront, le cas échéant, déduits de votre franchise (c.-à-d. partiellement ou totalement à votre charge). Si vous avez moins de 18 ans, vous n’avez pas de franchise : le stérilet et la pose sont alors gratuits.

Quels sont les effets secondaires de l’implant hormonal ?

Pendant les premiers mois, des pertes de sang vaginales risquent de survenir de façon irrégulière. Au fil du temps, les menstruations peuvent disparaître. Il n’y a aucune inquiétude à avoir : vos règles reprendront quelques semaines après que l’implant hormonal aura été retiré.

Les contraceptifs progestatifs seuls n'augmentent pas le risque de thrombose (caillot dans un vaisseau sanguin) ou de maladie cardiovasculaire.

Soins post-IVG

Après une IVG, quels sont les signes qui doivent inquiéter ?

Dans les jours qui suivent l’intervention, il est normal d’éprouver les désagréments suivants :

  • Des saignements et des contractions
  • Des douleurs dans le ventre ou dans le dos
  • Un peu de température
  • Une instabilité émotionnelle
  • Des nausées ou des diarrhées dues aux antibiotiques

Les éventuels symptômes de la grossesse disparaissent généralement en l’espace de quelques jours à deux semaines. Comme les hormones de la grossesse sont encore présentes dans votre organisme, les tests de grossesse peuvent rester positifs jusqu'à trois semaines après l’intervention.

Il est conseillé de faire un test de grossesse environ trois à quatre semaines après l’avortement. Si le test est toujours (légèrement) positif, si vous avez toujours l’impression d’être enceinte ou si vous avez d'autres symptômes, il faut nous en informer.

Le risque d'infection est faible ; cependant, si vous ne vous sentez pas bien, si vous avez de la fièvre (plus de 38,5°C) et des maux de ventre pendant plus d'une journée, il se peut qu’il y ait une infection. Il faut alors nous en informer au plus vite.

Faut-il prévoir une visite de contrôle après une IVG ?

Il est important d’effectuer un contrôle quatre semaines après l’avortement. La consultation de contrôle peut être réalisée par votre médecin traitant ou par la clinique Bloemenhove. Lorsque la clinique se charge du contrôle, la consultation est généralement effectuée à distance, par téléphone. Toutefois, la consultation de contrôle a lieu à la clinique lorsqu’un stérilet a été posé après l’IVG ou lorsque des complications se sont manifestées.

Lors de la consultation de contrôle, un médecin ou une infirmière s’entretiendra avec vous pour savoir si vous avez bien récupéré physiquement, si vous souffrez (toujours) d’effets secondaires et si votre moral est bon. Votre expérience de l’IVG sera également abordée, ainsi que les éventuelles difficultés que vous éprouvez à la surmonter. Le médecin ou l’infirmière s’intéressera aussi à votre contraception.

Lorsque le contrôle a lieu à la clinique, l’entretien est identique à celui d’une consultation téléphonique. S’y ajoutent un test de grossesse et une nouvelle échographie.

J'ai eu recours à une IVG et, psychologiquement, j'ai du mal à m’en remettre. Où trouver de l'aide ?

Sur le plan émotionnel, une IVG peut représenter une expérience éprouvante. Même lorsque les femmes sont certaines de ne pas vouloir d'enfant, il n’est jamais facile pour elles de recourir à un avortement. C’est la raison pour laquelle de nombreuses femmes luttent contre des sentiments contradictoires. Et les bouleversements hormonaux, susceptibles d’entraîner une instabilité émotionnelle, un état de tristesse ou une déprime, n’arrangent rien. Si vous ressentez le besoin de parler à quelqu'un, vous pouvez contacter le Planning familial ; ce réseau associatif dispose de lieux d’accueil près de chez vous et peut vous accompagner dans votre réflexion.

Après l’IVG

Quand peut-on reprendre les rapports sexuels après une IVG ?

Pour prévenir les infections, vous ne devez pas avoir de rapports sexuels vaginaux durant les deux semaines qui suivent l'intervention. Vous ne devez pas non plus utiliser de de tampons hygiéniques, prendre de bain, nager ou vous baigner durant ces deux semaines. La douche est cependant autorisée.

Quand les règles reprennent-elles après une IVG ?

En général, les règles reviennent 4 à 6 semaines après l’intervention. Au début, les menstruations peuvent être moins régulières qu’en temps normal. Sous pilule contraceptive, les saignements arrivent généralement dès la fin de la première plaquette.

À partir de quel moment peut-on tomber enceinte après une IVG ?

Vous pouvez tomber enceinte immédiatement après avoir subi une IVG.

Quand peut-on reprendre le travail ou le sport après une IVG ?

En principe, vous pouvez retourner au travail ou en formation dès le lendemain. Vous pouvez également reprendre vos activités sportives. Selon votre condition physique, nous vous conseillons de vous ménager plus ou moins pendant la semaine qui suit l’intervention. En fait, c’est comme vous le sentez.

J’allaite, quand pourrais-je reprendre l’allaitement après l’IVG ?

En général, les médicaments que nous vous administrons pendant et après une IVG ne présentent pas de danger en cas d’allaitement. Dans quelques situations exceptionnelles, nous devons cependant vous administrer un médicament qui peut comporter un risque. Il est alors préférable de ne pas allaiter pendant les heures qui suivent. Évidemment, nous en conviendrons avec vous auparavant. Par conséquent, si vous allaitez, il faut toujours en informer le médecin de la clinique, et ce dès votre premier entretien. Nous tiendrons ainsi compte des éventuels risques.

Autres questions

Que faire après des rapports sexuels non protégés ou si le préservatif a cédé ?

Si vous avez eu un rapport sexuel non protégé il y a moins de 3 jours, vous pouvez vous procurer la pilule du lendemain (Norlevo®) en pharmacie ou en droguerie (aux Pays-Bas). On ne vous demandera pas d’ordonnance. La pilule du lendemain ne protège cependant pas à 100 %. Si, après avoir pris la pilule du lendemain, vous avez plus d'une semaine de retard de règles, faites un test de grossesse. Vous pouvez vous procurer des tests en pharmacie et en droguerie (aux Pays-Bas).

Si vous avez eu un rapport sexuel non protégé il y a moins de 5 jours, vous pouvez vous faire poser un stérilet au cuivre dans l’utérus. Ce stérilet empêchera le développement d’une éventuelle grossesse et vous protégera d’une grossesse ultérieure.

Quelle est l'efficacité de la pilule du lendemain ?

Vous avez eu un rapport sexuel non protégé ? Pour éviter une grossesse, vous pouvez prendre la pilule du lendemain : le lévonorgestrel dans les 72 heures qui suivent le rapport non protégé ou EllaOne dans les 120 heures qui suivent le rapport non protégé.  La pilule du lendemain prévient 85 % des grossesses potentielles. Plus vous attendrez pour prendre la pilule du lendemain, moins elle sera efficace (si elle est prise dans les 24 heures qui suivent le rapport non protégé, l’efficacité sera de 95 %, si elle est prise dans les 24 - 48 heures qui suivent le rapport non protégé, l’efficacité sera de 85 % et si elle est prise dans les 48 - 72 heures qui suivent le rapport non protégé, l’efficacité sera de 58 %). Si la pilule du lendemain est prise plus de 72 heures après le rapport non protégé, son efficacité est inconnue.

Où peut-on se procurer la pilule du lendemain ?

Aux Pays-Bas, vous pouvez vous procurer la pilule du lendemain en pharmacie ou en droguerie, sans ordonnance. Si vous avez moins de 21 ans, vous pouvez l’obtenir gratuitement, sur ordonnance d’un médecin (si vous êtes assurée aux Pays-Bas). En France, la pilule du lendemain peut être obtenue sans ordonnance ; elle est gratuite pour les moins de 18 ans.

Une IVG peut-elle causer des adhérences utérines ?

De nombreuses études se sont intéressées aux adhérences utérines consécutives aux IVG chirurgicales par aspiration. Une grande partie de ces études ont été réalisées sur des femmes qui avaient subi des IVG chirurgicales par aspiration selon des méthodes qui ne sont pas comparables à la nôtre. Dans le cas d’une IVG chirurgicale par aspiration faisant suite à une grossesse normale (et non pas à une fausse couche) avec préparation médicamenteuse du col de l'utérus et administration ultérieure d’antibiotiques, le risque d'adhérences est très faible : environ 1 cas sur 1500. Par ailleurs, les adhérences n’affectent pas nécessairement la fertilité.

Peut-on devenir stérile à cause d’une IVG ?

La stérilité est une complication très rare. Lorsque cette complication survient, la cause en est généralement une infection. À la clinique, des antibiotiques vous seront prescrits pour prévenir les infections. Il n’est pas scientifiquement prouvé que les IVG entraînent une baisse de la fertilité.

Si certaines femmes ne tombent pas enceinte après une IVG, c’est en raison :

  • d’une augmentation de l'âge, qui va de pair avec une diminution de la fécondité
  • d’une infection à Chlamydia silencieuse
Si je ne veux pas d’IVG, quelles possibilités s’offrent à moi en cas de grossesse non désirée ?

Vous êtes enceinte sans l’avoir désiré et, en même temps, vous êtes contre l’avortement ? Dans ce cas, vous pouvez décider de mener votre grossesse à terme et confier votre bébé à l'adoption ou à une famille d'accueil. Votre médecin traitant peut vous assister dans cette démarche. Vous pouvez aussi contacter le Planning familial ; ce réseau associatif dispose de lieux d’accueil près de chez vous et peut vous accompagner dans votre réflexion.

Mon assurance maladie couvre-t-elle les frais de l’IVG ?

Non. Si vous résidez ou si vous travaillez aux Pays-Bas, vous n’aurez pas à payer pour un avortement. Les frais seront alors intégralement remboursés à la clinique en vertu de la Loi sur les soins de longue durée (loi néerlandaise nommée WLZ). Nous n’informerons pas votre caisse d'assurance maladie de l’intervention et vous n’aurez rien à payer. Ainsi, votre anonymat sera préservé.

Qu'en est-il de la protection de ma vie privée ?

Nous traitons vos données personnelles avec la plus grande prudence et nous ne communiquons aucune information à votre famille ou à vos connaissances, à moins que vous nous en ayez donné explicitement l'autorisation. Si un membre de votre famille, un ami ou une amie doit téléphoner par exemple et que vous souhaitez l’informer, veuillez le signaler à l’accueil. Nous ne transmettons pas non plus de données concernant votre IVG à votre caisse d'assurance maladie.

À quel âge le cœur commence-t-il à battre et qu'est-ce que cela signifie ?

Dès six semaines d'aménorrhée environ (soit quatre semaines après la conception), une activité cardiaque peut être constatée. Cela signifie que quelques cellules, qui constitueront plus tard le cœur, se sont formées. Ces cellules battent et pompent le sang. Cependant, le cœur n’est pas encore complètement formé ; ce n’est qu’après douze semaines d'aménorrhée environ qu’il atteindra ce stade de l’évolution.