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L’avortement

Aux Pays-Bas, l’avortement est autorisé jusqu’à 24 semaines d’aménorrhée (à compter du premier jour des dernières règles). En pratique, les médecins n’interviennent plus au-delà de la 22e semaine. La Clinique Bloemenhove et la Clinique Amsterdam proposent différentes méthodes d’avortement :

  • L’IVG immédiate (non soumise au délai légal de réflexion), si moins de 6,2 semaines d’aménorrhée
  • L’IVG médicamenteuse (la pilule abortive), entre 5 et 9 semaines d’aménorrhée
  • L’IVG chirurgicale par aspiration, entre 5 et 12 semaines d’aménorrhée
  • L’avortement instrumental sur une demi-journée, entre 13 et 17 semaines d’aménorrhée
  • L’avortement instrumental sur une journée, entre 18 et 22 semaines d’aménorrhée. Ce traitement n’est effectué qu’à la Clinique Bloemenhovekliniek à Heemstede.

Avec notre outil d’aide à la décision, déterminez la méthode qui convient à votre situation.

« J’estime qu’il y a bien une centaine de bonnes raisons de recourir à un avortement, des raisons qui sont toutes valables et importantes. Par exemple, la simple raison de ne pas vouloir d’enfant. De ne pas avoir les moyens d’élever un enfant, d’avoir un partenaire qui ne l’accepte pas, de douter de la relation ou de soi-même. De ne pas encore se sentir prêt, ou d’avoir, au contraire, déjà beaucoup (ou suffisamment) d’enfants. D’être encore trop jeune pour avoir un enfant, ou d’être, au contraire, trop âgée. De ne pas vouloir compromettre sa carrière professionnelle. De ne pas vouloir subir les suites d’un accident (préservatif déchiré, cycle irrégulier). De ne pas disposer d’un appartement assez grand. De ne pas vouloir imposer un enfant à une famille qui ne l’acceptera pas. De ne pas vouloir subir les conséquences d’une relation adultérine. Et ainsi de suite. Si vous êtes pour l’avortement, vous êtes en toute logique aussi pour la liberté du choix, quelles que soient les raisons qui le motivent.« 

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Interrompre une grossesse

La décision d’interrompre une grossesse peut être difficile à prendre. Il est important de bien y réfléchir et de prendre une décision qui vous appartient. Prenez votre temps, parlez-en avec une personne de confiance. Vous pouvez consulter votre médecin par exemple, ou contacter le Planning familial – ce réseau associatif dispose de lieux d’accueil près de chez vous et peut vous accompagner dans votre réflexion.

Pour obtenir des informations détaillées sur la sexualité et sur l’éducation sexuelle dans votre propre langue, veuillez consulter le site web multilingue www.zanzu.nl.

Que faire après des rapports sexuels non protégés ou si le préservatif a cédé ?

Si vous avez eu un rapport sexuel non protégé il y a moins de 3 jours, vous pouvez vous procurer la pilule du lendemain (Norlevo®) en pharmacie ou en droguerie (aux Pays-Bas). On ne vous demandera pas d’ordonnance. La pilule du lendemain ne protège cependant pas à 100 %. Si, après avoir pris la pilule du lendemain, vous avez plus d'une semaine de retard de règles, faites un test de grossesse. Vous pouvez vous procurer des tests en pharmacie et en droguerie (aux Pays-Bas).

Si vous avez eu un rapport sexuel non protégé il y a moins de 5 jours, vous pouvez vous faire poser un stérilet au cuivre dans l’utérus. Ce stérilet empêchera le développement d’une éventuelle grossesse et vous protégera d’une grossesse ultérieure.

J'appréhende beaucoup l'avortement, je peux en parler à quelqu'un ?

Si vous n’êtes pas sûre de vous ou si vous avez du mal à prendre une décision, vous pouvez contacter le Planning familial. Ce réseau associatif dispose de lieux d’accueil près de chez vous et peut vous accompagner dans votre réflexion.  Le jour de l’avortement, avant l’intervention, vous pourrez aussi vous entretenir longuement avec l’une des infirmières de la clinique.

Mon assurance maladie couvre-t-elle les frais de l’IVG ?

Non. Si vous résidez ou si vous travaillez aux Pays-Bas, vous n’aurez pas à payer pour un avortement. Les frais seront alors intégralement remboursés à la clinique en vertu de la Loi sur les soins de longue durée (loi néerlandaise nommée WLZ). Nous n’informerons pas votre caisse d'assurance maladie de l’intervention et vous n’aurez rien à payer. Ainsi, votre anonymat sera préservé.